Tribunes

UNSA Administrations parisiennes

« Pas une minute de plus »

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L’augmentation du temps de travail des agents municipaux est aujourd’hui une menace bien réelle, rendue possible par la mise en œuvre de la loi de transformation de la fonction publique à Paris. Nos organisations syndicales CGT, UNSA, UCP, SUPAP-FSU, FO, CFTC en ont pris la mesure en envoyant un courrier commun à Madame Hidalgo et en refusant cette mesure régressive.

Malgré l’opposition syndicale unanime, la loi a été promulguée le 6 août 2019. Les élections municipales de 2020 ont marqué la seconde étape de ce processus : l’accord RTT, dont l’UNSA a été signataire en 2001, doit être renégocié avant le mois de juillet et certainement pas en faveur des personnels. Il entrera alors en vigueur le 1er janvier 2022.

M. Guillou, adjoint à la maire de Paris chargé des ressources humaines, l’a clairement exprimé : « Hors sujétions, le temps de travail ne pourra plus être inférieur à 1 607 heures annuelles », alors qu’il est aujourd’hui approximativement de 1 550 heures.

La Ville de Paris, à l’origine opposée à cette loi, a bien compris tout le parti qu’elle pouvait en tirer en faisant l’économie potentielle de 2 000 emplois et semble bien décidée à profiter de l’aubaine. Concrètement, les huit jours supplémentaires de congés annuels attribués aux agents de la Ville pourraient être supprimés. Autre possibilité, le temps de travail journalier pourrait être rallongé, ce qui aurait en plus des conséquences sur la possibilité de générer des RTT. Quant aux sujétions et aux cycles de travail, on ne sait rien encore sur leur maintien ou leur évolution. Qu’ils soient à horaire fixe ou à horaire variable, tous les agents parisiens seront touchés par cette mesure.

Si l’on prend en compte le gel du point d’indice qui entraîne la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires, à l’encontre de tout progrès social, nous allons bientôt devoir « travailler plus pour gagner moins ».

Il est capital, dès maintenant, que tous les agents parisiens se mobilisent, dans tous les services et toutes les directions pour refuser cette fatalité et dire non à cette augmentation programmée du temps de travail. Non, nous ne voulons pas travailler une minute de plus.


Ces tribunes n’engagent pas la Rédaction du magazine.